À PROPOS

Fondés en 2001 par le chorégraphe et metteur en scène Faustin Linyekula, les Studios Kabako accompagnent depuis plus de quinze ans de jeunes artistes de la formation à la production et à la diffusion dans les domaines de la danse, du théâtre, de la musique et de la vidéo.

En 2009, les Studios Kabako ouvrent le premier studio d'enregistrement professionnel de l'Est du pays.

Très vite, il s'agit d'inscrire une démarche artistique, celle de Faustin Linyekula, sur le territoire de la ville, et particulièrement de Lubunga ou comment parler à la ville de sa partie la plus fragile ?

Depuis 2009, les Studios Kabako développent ainsi des projets sur Lubunga, l'une des six communes de la ville de Kisangani.

Isolée par le fleuve (aucun pont, on traverse par pirogue ou par bac), cette commune rurale rassemble quelques 200,000 habitants, sans presque aucune infrastructure, presque pas d'électricité et pas d'eau courante.

L’eau potable est  donc puisée aux sources et à certains puits, mais la proximité des installations sanitaires creusées à même le sol dans chaque parcelle rend cette eau impropre à la consommation comme en témoignent les nombreuses maladies hydro-fécales et le choléra rampant, ainsi que le fort taux de maladie infantile…

Les Studios Kabako ont donc décidé d'axer leur action à la fois autour de la culture mais aussi de l'accès à l'eau potable. Depuis 2009, une série d'actions ont été menées sur la commune : mapping des différents quartiers de la commune, exposition, concerts et performances, ateliers et formations, rencontres, projections et débats...

En 2014, les Studios Kabako ont reçu le Grand prix de la Fondation CurryStone Design Prize et le Développement pour les actions développées sur Kisangani et plus particulièrement sur Lubunga.

En 2016, les Studios Kabako font l'acquisition d'une parcelle avenue Baraka. La même année se forme un comité de soutien d'habitants de la commune, présidé par Christophe Assani et Ignace Yenga.

Avenue Baraka abritera donc une unité pilote de traitement d’eau. Il ne s’agit pas de remplacer la Regideso, nulle tuyauterie dans nos rêves, mais si les habitants de Lubunga font déjà chaque jour des trajets à pied, en moto ou en vélo vers les puits jugés potables, alors ils pourront venir avenue Baraka et dans une dizaine d'autres points disséminés dans les différents quartier pour obtenir pour le même effort et le même coût de l’eau réellement potable…

Avenue Baraka sera aussi un centre culturel de quartier : on pourra venir voir un film, écouter un concert, assister à une performance, une salle sera réservée à l’accueil des étudiants et des écoliers qui pourront réviser le soir et avoir accès à des banques de données sur des ordinateurs mis à leur disposition, un îlot de lumière dans une commune le plus souvent plongée dans le noir…

Avenue Baraka sera un lieu de formation : formation à l’écriture, au son et à l’image, pas nécessairement pour créer des vocations artistiques (mais tant mieux si des artistes émergent !), mais pour éveiller les regards, générer des points de vue sur un environnement qui s’en trouvera nécessairement revalorisé, pour pousser ces enfants, ces adolescents et jeunes adultes-jeunes citoyens, à prendre position, à s’engager, à reconnaître leurs responsabilités dans un pays qui doit devenir s’il ne veut pas disparaître…

Un effort particulier sera fait en direction des jeunes filles et des jeunes femmes de Lubunga. En août 2017, se constitue un groupe informel de 10 étudiantes de Lubunga mené par Brigitte Asha et Rebecca Moyegi, un groupe consultatif pour les actions à développer sur 018-19 envers les femmes.

Enfin, notre maison avenue Baraka devra avoir la beauté de ce ciel clair trempé de rivière, car c’est dans les endroits où la vie est si difficile que la beauté cesse d’être un luxe pour devenir une nécessité.

Et puis, avenue Baraka devra essaimer, donner des idées, inspirer pour que d’autres-centres-culturels-de-quartier-fabrique-à-eau potable-à solutions-et-à-rêves puissent pousser comme des herbes un peu folles, à Lubunga, à la Tshopo ou à Mangobo, à Ubundu ou à Yangambi…

© 2017 Studios Kabako. Créé avec Wix.com
 

  • w-facebook
  • Twitter Clean
  • w-googleplus